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Nos Propositions de loi, d'application de loi, d'action...
Les propositions de Grasse

 

Proposition 1 :

Adapter le mobilier sanitaire, aussi bien dans les lieux publics que chez les particuliers, avec mélangeurs et détecteurs ou bouton au pied ou tirette à genoux, etc. pour faciliter l’arrêt de l’eau.

Précision des experts et élus :

C’est une très bonne proposition, cela se fait déjà dans le milieu hospitalier.

Reformulation consensuelle 1 :

Que la Ville de Grasse investisse dans des installations sanitaires publiques hygiéniques et économes en eau (mélangeurs, bouton à pied ou à genoux, infrarouge…).

Vote :            

Unanimité

Reformulation consensuelle 2 :

Imposer au niveau national des normes de fabrications de la robinetterie concernant le débit, par exemple intégrer systématiquement un système de réduction du débit.

Vote :            

Unanimité

 

Proposition 2 :

Avoir 2 réseaux d’eau, 1 pour l’alimentation et le second pour l’arrosage, le nettoyage (voirie, bateau, voiture…).

Précision des experts et élus :

Le principal frein est l’économie : le coût de la mise en place d’un double réseau là où il n’existe pas. Nous nous sommes posés la question pour les bornes incendies qui n’ont pas besoin d’eau potable. Cela représente un coût énorme. Il y a des doubles réseaux « historiques » qui ont été créés au début du siècle dernier. Ceux là ont été conservés. Le problème n’est pas ce que la commune ou la région ou l’état va payer pour ce type de travaux. Le problème est que de toute façon ce sera au citoyen de payer. Les décisions doivent êtres fermes, mais se prendre à petit pas. De plus, ici, nous sommes très loin d’être dans une culture de l’écologie. A Fribourg, il y a un quartier exemplaire, mais c’est une culture générale partagée par tous les citoyens de ce quartier. Ici, nous ne sommes pas prêts, il faut d’abord évaluer nos erreurs et convaincre nos concitoyens de réévaluer ces erreurs.

Débat :

-      Pour :
Que signifie « c’est un problème économique » ? Ces types de travaux créent de l’activité économique. Nous pouvons faire le parallèle avec l’enjeu de l’énergie : le chantier des énergies renouvelables représente un nombre d’emplois potentiels  impressionnant. Lorsque l’on parle d’économie pure et dure, l’on fait référence de façon positive à la croissance du PIB. Favoriser l’emploi et les entreprises par ces travaux serait bénéfique pour la croissance de l’économie française.

 

Proposition 3 :

Récupérer l’eau de pluie pour les sanitaires, l’arrosage...

Précision des experts et élus :

Ce type d’installation est laissé à l’initiative des particuliers. Il n’y a pas de subventions, comme pour les panneaux solaires, car le coût n’est pas assez élevé. De plus, une subvention supplémentaire signifie une augmentation d’impôts. S’il y a des subventions pour le photovoltaïque, c’est que la France est déficitaire en production d’électricité. Les coupures d’eau sont pour l’instant rares…

Débat :

-      Pour :
Les subventions sont des mesures incitatives qui permettent d’orienter les choix des citoyens pour le bien commun. S’il y avait des subventions sur les récupérateurs d’eau de pluie, il y aurait beaucoup plus d’installations.

Reformulation consensuelle :

À l’instar de l’aide du SIVADES pour l’acquisition d’un composteur individuel, que l’intercommunalité ou le Syndicat aide les particuliers à s’équiper d’un récupérateur d’eau de pluie.

Vote :

80 % pour, 20 % ne se prononcent pas

 

Proposition 4 :

Interdire aux parfumeries de mettre leurs eaux de chimie aromatique dans les cours d’eau.

Précision des experts et élus :

Aujourd’hui la DRIRE intervient sur une base de normes drastiques. Les parfumeurs ont donc investi pour moderniser leurs installations. Ils ont pour obligation d’avoir un prétraitement qui met leurs eaux usées au niveau de pollution des eaux domestiques. Au Plan de Grasse, nous avons participé à une expérimentation sur les odeurs. Les citoyens du quartier ont envoyé leurs observations olfactives pendant un an. De la même façon si un rejet est signalé, les agents du service assainissement non collectif (SPANC) vont enquêter sur le terrain et si il y a pollution avérée, même si cela n’est pas facile, une mise en demeure est produite. En tout cas, sur le territoire de Grasse, Madame Nutini est au service de ses administrés pour faire respecter les lois sur l’eau. Donc contactez là en cas de pollutions sauvages.

 

Proposition 5 :

Évaluer la moyenne de consommation d’eau par habitant et, en fonction, trouver des mesures pour responsabiliser chaque consommateur,  comme taxer la surconsommation, couper l’eau…

Précision des experts et élus :

Nous sommes revenu du « tout répressif ». L’incitation positive comme baisser le prix de l’eau aux personnes qui en consomment moins est bien plus efficace. Les communes peuvent décider de tranches tarifaires sur le volume consommé. Mais ce type de mesure doit s’accompagner d’informations et de sensibilisation des consommateurs. Le problème de notre région est l’habitat secondaire qui consomme très peu et qui va bénéficier d’installations sur-dimensionnées. Il bénéficiera d’un tarif bas, ce qui pourrait être inéquitable vis-à-vis des habitants. Un bémol est l’exemple de la tarification en Haute-Savoie des « tarifs gens du pays ». Rapidement les habitants saisonniers y ont opposé le principe d’équité au sens où tout le monde paye de façon égale, c’est l’égalité d’accès au service public.

Reformulation consensuelle :

Instaurer une facturation progressive (comme à Mouans-Sartoux) en l’accompagnant d’une campagne de sensibilisation.

 

Proposition 6 :

Lorsque l’on constate que le consommateur n’a pas un comportement suffisamment responsable, ne plus autoriser la mise sur le marché de produits polluants (lingettes…).

Précision des experts et élus :

Les lobbys font pression pour la mise sur le marché de produits polluants. Nous ne pouvons pas être sur un mode autoritaire. Il s’agit encore une fois de la responsabilité individuelle, par exemple tout le monde sait que les lingettes sont polluantes…

 

Proposition 7 :

Informer de la grande influence du régime alimentaire sur la consommation de l’eau, et faire la promotion du végétarisme (ou du moins de la diminution de la consommation de viande).

 

Proposition 8 :

Ne pas nettoyer tous les soirs les rues au jet d’eau.

 

Proposition 9 :

Valoriser les toilettes sèches.

 

Proposition 10 :

Éliminer les produits toxiques qui ne sont pas traités par les stations d’épurations (javel…).

 

Proposition 11 :

Faire des animations, des ateliers pédagogiques sur la gestion de l’eau des professionnels.

 

Proposition 12 :

Faire de la tarification différenciée de la distribution en eau, ce qui incite à l’économie.

Voir proposition 5

 

Proposition 13 :

Pratiquer un jardinage biologique : ne pas laisser le sol nu pour éviter l’évaporation, utiliser les insectes prédateurs adaptés pour éradiquer les pesticides, faire son compost pour amender la terre...

 

Proposition 14 :

Réfléchir avec  bon sens sur la protection de la nature et le développement économique (zones protégées/zones à développer).

 

Proposition 15 :

Éduquer pour changer les comportements, par ex. recycler plus pour consommer moins d’eau.

 

Proposition 16 :

Baisser la taxe des ordures ménagère si le tri sélectif est bon.

 

Proposition 17 :

Faire plus de publicité sur les programmes de « développement durable » et leurs évènements pour qu’il y ait  plus de personnes qui écoutent, proposent et expliquent.

 

Proposition 18 :

Associer les familles et créer des partenariats Mairie-Ecole-Collège-Lycée-Association sur les questions environnementales.

 

Proposition 19 :

Préserver les écosystèmes naturels pour les générations futures.

 
Les propositions de Mouans-Sartoux

 

Proposition 1 :

Limiter la concentration de golfs et interdire l’installation d’un golf s’il y en a déjà un à moins de x kilomètres.

Précision des experts et élus :

Un maire ne peut pas intervenir totalement sur l’utilisation du foncier, comme interdire la construction d’un lotissement. Car il interviendrait à ce moment-là sur la forme et non sur le fond. Un Plan Local d’Urbanisme (PLU) organise l’occupation du sol de façon générale (agricultures, logements, commerces…) mais ne segmente pas finement les activités car il faut laisser la liberté d’entreprendre. Cette proposition de la densité pourrait être un critère pour une gestion territoriale plus efficace. S il y a une volonté politique forte, ce serait possible d’intégrer aux demandes d’autorisation d’urbanisme des conditions d’activités non polluantes. Mais la difficulté est que si le propriétaire à signé l’engagement, ce ne sera pas forcément répercuté si il y a des ventes sur les propriétaires suivants. Des conventions seraient envisageables, mais les institutions tutélaires (les préfectures) n’y sont pas forcément favorables.

Reformulation consensuelle :

Étudier la possibilité pour une collectivité de maîtriser les types d’activités qui s’implantent sur son territoire.

Vote :            

Unanimité

 

Proposition 2 :

Élaborer une charte environnementale obligatoire pour tous les prestataires de tourisme.

 

Proposition 3 :

Introduire à Mouans Sartoux  le concept du Slow Food (Cuisine de famille) : recettes de grand-mère traditionnelles dans des restaurants à prix modérés ; recettes provençales et locales avec des produits de qualité, biologiques... Expérience réussie en Italie à Milan et Rome.

Précision des experts et élus :

La municipalité aime les régies, mais ce type d’initiative doit venir du privé (entreprise ou associative, voire orientée insertion) car pour essaimer ce genre d’activité économique, il ne faudrait pas trop d’intervention institutionnelle. La commune peut aider, comme elle le fait pour la Mouansoise de commerce équitable, en facilitant l’accès à un lieu, comme par exemple la cafétéria du bas du château qui est actuellement inexploitée.

Reformulation consensuelle :

La commune appuie l’implantation d’un restaurant « Slow Food »

Vote :

Unanimité

 

Proposition 4 :

Permettre la fabrication de machines à laver le linge sans lessive ou très peu. (Brevet stoppé en 1990 par les fabricants de lessive).

Précision des experts et élus :

Une municipalité ne peut pas choisir totalement le type d’industrie qui s’implante sur son territoire. Il y a dans la balance la nécessité de fixer les emplois. Ce qu’elle peut faire, avec de difficiles procédures, c’est de refuser une industrie qui engendre un risque important, comme la pollution des nappes phréatiques. Concrètement cette compétence de gestion du territoire qui est économique à été transférée à la Communauté d’Agglomération du Pôle Azur Provence (CAPAP). Mais, si un projet viable qui est solidement porté et  répond à des logiques de déplacements habitat-travail, d’approvisionnements, etc. il peut être présenté à la CAPAP. Même si il n’y a plus de place sur Mouans-Sartoux, il y a un travail à faire sur la réhabilitation de certains sites.

 

Proposition 5 :

Faire construire des toilettes sèches dans les espaces publics, notamment les écoles.

Précision des experts et élus :

Nous nous penchons sur l’alternative des toilettes sèches, nous savons que cela fonctionne bien. L’idée est de créer des projets exemplaires publics. Dans des espaces qui engagent moins la collectivité que les écoles, pour que la réglementation et la représentation occidentale des déchets humains évolue.

Reformulation consensuelle :

La commune (notamment via l’agenda 21) planifie la mise en place de toilettes sèches dans l’espace public.

Vote :

Unanimité

 

Proposition 6 :

Facturation de la consommation d’eau sans abonnement ou autres charges fixes, uniquement en fonction du volume d’eau utilisée.

Précision des experts et élus :

Mouans-Sartoux fut précurseur de la tarification progressive. Aujourd’hui, c’est une loi qui interdit la tarification dégressive sauf pour les communes où la ressource est abondante. Mais il y a une autre loi qui dit que tous les usagers doivent êtres égaux devant les services publics. Nous avons réussi grâce à des calculs compliqués, en baissant la partie fixe de l’abonnement selon le diamètre du compteur, à rester dans le cadre de la loi. Même si la loi est contraignante, nous avons réussi à faire baisser la partie fixe en dessous des 30% et à augmenter la progressivité de la facturation. Il n’est pas possible d’éliminer l’abonnement car le service nécessite une maintenance du réseau, mais nous protégeons aussi les faibles consommateurs à revenu modeste en augmentant la tarification l’été car nous avons fait la différence entre la consommation nécessaire à la vie et celle objet d’amusements.

Reformulation consensuelle :

Proposer les règles de tarification de Mouans-Sartoux, notamment aux autres communes du Pôle Azur Provence (donc aux opérateurs privés).

Vote :

Unanimité

 

Proposition 7 :

Favoriser la récupération d’eau de pluie, notamment en faisant connaître les aides financières.

Précision des experts et élus :

La récupération d’eau de pluie, de la gouttière ne pose aucun problème. C’était la « pile » en Provence qui alimentait directement les toilettes qui fut abandonnée car ce n’est pas esthétique et que les systèmes de chasse d’eau actuelle ne tolèrent plus de l’eau non filtrée. De plus les nouveaux décrets sur l’eau nous empêchent de faire ce que nos anciens faisaient. Une des raisons est que les installations sophistiquées qui distribuent l’eau de pluie dans la maison peuvent engendrer des problèmes de santé publique en envoyant de l’eau non potable dans le réseau d’eau potable. Ceci dit nous avons procédé à la mise en conformité de la première usine Mouansoise de récupération d’eau de pluie. Dans un premier temps, cette eau sera utilisée pour l’arrosage d’espaces verts et dans un deuxième temps pour l’eau des toilettes mais pour l’instant la réglementation est trop contraignante. En tout cas nous pouvons intégrer ce chantier dans le travail de l’agenda 21 de Mouans-Sartoux.

Reformulation consensuelle :

Favoriser la récupération d’eau de pluie.

Vote :

Unanimité

 

Proposition 8 :

Proposer, lors de la facturation de la consommation d’eau aux usagers, l’achat de réducteurs de débit d’eau aux robinets (l’eau est mélangée avec de l’air lorsqu’elle coule.)

 

Proposition 9 :

Utiliser le moins d’eau possible, qui plus est potable, pour effectuer ses besoins naturels : toilettes sèches individuelles et collectives.

Voir proposition 5

 

Proposition 10 :

Travailler sur la qualité de l’eau des cours d’eau afin de pouvoir s’y baigner plutôt que de construire de nouvelles piscines.

Précision des experts et élus :

À l’échelle des communes, des intercommunalités et du bassin versant, nous travaillons actuellement à la création d’un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) qui prend en compte la quantité et la qualité de l’eau. Actuellement, la décision de mise en place est entre les mains des préfets des Alpes-Maritimes et du Var.

 

Proposition 11 :

Mise en place de nouvelles législations en matière de forage et de prélèvement des eaux.

Précision des experts et élus :

Maintenant tous les forages doivent être soumis à déclaration et tout nouveau forage doit être déclaré en mairie pour être recensé.

 

Proposition 12 :

Mise en place de législations et de fiscalisations plus rigoureuses sur les piscines. Par exemple, encourager les piscines naturelles à épuration par végétaux.

 

Proposition 13 :

Mise en place de législations qui obligent, lors de nouvelles constructions, à installer des systèmes de récupération d’eau de pluie. Mettre en place des aides aux particuliers pour leurs installations, comme c’est le cas pour l’énergie solaire.

 

Proposition 14 :

De la même manière que l’on propose du Bio dans les écoles pourquoi ne pas proposer aussi de l’eau biocompatible dynamisée ? C’est la seule eau considérée comme salubre scientifiquement pour les organismes vivants.

 

Proposition 15 :

Que l’eau du canal de la Siagne puisse y couler plus régulièrement, sans interruptions prolongées pour permettre l’arrosage maîtrisé des surfaces agricoles.

Précision des experts et élus :

L’équipe municipale souhaiterait développer l’agriculture péri-urbaine et l’eau du canal de la Siagne permettrait de répondre à ce besoin en eau. Nous négocions, mais ce n’est pas facile car de nouvelles contraintes obligent les gestionnaires du canal à faire des ruptures de charges.

 

 
Les propositions de Cannes
 

Proposition 1 :

Rendre obligatoire, dans les permis de construire où il y a destruction préalable, un inventaire des déchets et gravats prévus et un justificatif de leur bonne gestion.

Précision des experts et élus :

Il est vrai que les gravats en décharge sauvage comme à la Croix Des Gardes sont un problème. C’est une bonne proposition, cela se fait déjà pour les voitures. Nous pourrions en effet prévoir une annexe aux demandes d’autorisation de travaux de construction ou de démolition. Cette annexe ferait l’objet d’une déclaration des déchets que ce chantier occasionne. Il y a toute fois déjà la possibilité en tant que citoyen d’alerter la police si sur un chantier des déchets sont brûlés. L’entrepreneur sera alors verbalisé sur du flagrant délit. Ceci est de la répression, la prévention est  de signer la charte « chantiers propres ».

Débat :

-      Contre :
Le problème est que les professionnels payent la mise en décharge. Il serait plus motivant de leur proposer de l’argent contre les déchets amenés. Comme cela se fait pour les voitures avec la vente du poids des métaux.
Vous nous opposez le coût public de ce type de mesure, mais quel en serait le coût réel pour la société ? Lorsque l’on parle de traiter en amont les problèmes, plutôt que de les traiter une fois que le seuil critique est atteint, je pense que les coûts sont relatifs. Par exemple, si la nappe phréatique est polluée, quel est le coût de la « potabilisation » de son eau ?
Il y a l’exemple de certaines communes qui ont une plateforme de compostage où ceux qui amènent leurs déchets verts peuvent repartir avec du compost. Le principe du bonus malus est incitatif. Dans le secteur automobile, ce principe a déplacé de 40 % les choix d’achat vers des véhicules moins polluants. Il serait peut-être bon de proposer aux entrepreneurs de pouvoir racheter pour du remblai les gravas réellement inertes à moindre coût. Donc, il ne s’agit pas forcément de demander une taxation supplémentaire, mais de chercher un équilibre économique ou un troc entre les entreprises qui déposent leurs déchets et celles qui peuvent les réutiliser.

-      Pour :
Mais est-ce aux contribuables de payer pour cela ? Si la mise en décharge des professionnels est gratuite voire valorisée financièrement, cela augmentera la pression fiscale, ce qui est délicat en période de crise. Actuellement, la politique générale est de ne pas augmenter les taxes. Par exemple, les prix de l’eau et de l’assainissement se doivent d’être stables. Voir si c’est possible de les baisser.
Les points de captages du bassin ne nécessitent pas ce genre de mesures. Ils sont bien en amont des pollutions et sont « purs » contrairement aux captages d’eau de surface qui ont été déjà « bues ».

Reformulation consensuelle 1 :

Insérer une annexe dans les documents d’urbanisme autorisant des travaux permettant la traçabilité des déchets pour bonne gestion (volume estimé des déchets et justificatifs de mise en décharge).

Vote :            

Unanimité

Reformulation consensuelle 2 :

Ouvrir un chantier de réflexion (notamment dans le cadre de l’agenda 21 de Cannes) sur la possibilité d’offrir une plateforme de réemploi des déchets de construction et de jardins

Vote :            

Unanimité

 

 

Proposition 2 :

Étiqueter les produits toxiques (ménager et agricole) des conséquences en terme de santé (cancer…) et de destruction de la biodiversité.

 

Proposition 3 :

Réduire le nettoyage au jet d’eau potable des rues.

Précision des experts et élus :

Il n’y a pas pour l’instant assez de récupération d’eau de pluie pour subvenir aux besoins de nettoyage de la voirie. Nous investissons dans des engins électriques et économes en eau, actuellement nous en sommes à 20% du parc. Le souci majeur reste dans la difficulté de transversalité entre les services. Lorsque l’on se soucie de l’environnement, l’ensemble des services sont concernés, mais bien souvent ils veulent rester maîtres de leurs champs de compétences. Donc nous essayons de faire changer les habitudes, même si cela n’est pas évident.

Reformulation consensuelle :

Expérimenter des techniques pour ne plus laver les rues à l’eau potable.

Vote :

Unanimité

 

Proposition 4 :

Proposer un cahier des charges pour les projets touristiques : développement durable (matériaux sains), économie sociale et solidaire ancrée dans un projet de territoire, « écocitoyenneté »...

Précision des experts et élus :

L’aménagement touristique intégré n’est pas actuellement une obligation législative. Par contre, de nombreux opérateurs, face aux exigences de leurs clients, nous demandent comment intégrer une démarche de développement durable. Nous ne pouvons pas intervenir directement sur les activités privées, mais nous pouvons conseiller, comme c’est le cas avec les ambassadeurs du tri. Actuellement, le résultat est petit, mais nous espérons, avec le temps, changer les pratiques des professionnels, comme permettre le recyclage des huiles…

 

Proposition 5 :

Donner un « mini marteau piqueur » aux élèves des écoles pour leur permettre d’enlever le bitume des cours d’école afin de laisser l’eau y pénétrer et de créer des mini jardins.

 

Proposition 6 :

Prévoir, lors de la construction de maison, la récupération de l’eau des éviers (avec un bac pour lavage sans détergent), soit pour alimenter le jardin, soit pour aller dans la nature sans passer par les canalisations.

Précision des experts et élus :

Cela est de l’ordre du choix individuel.

 

Proposition 7 :

Faire du Théâtre Législatif dans les écoles.

 

Proposition 8 :

Avoir une meilleure connaissance de la Loi sur l’eau de décembre 2006.

 

Proposition 9 :

Informer les citoyens sur la disponibilité des ressources en eau, comme le niveau des nappes phréatiques.

 

Proposition 10 :

Instaurer des bonus/malus pour les produits écologiques/polluants.

 

Proposition 11 :

Diffuser les informations sur les pommeaux de douche économes en eau et agréable à l’usage.

 

Proposition 12 :

Accepter l’usage des WC secs et inciter leur installation lors des demandes de permis de construire.

 

Proposition par courrier :

Sensibiliser la population au fait qu’il faut apprendre à économiser l’eau dès aujourd’hui, car nous en manquerons dans les prochaines décennies.

 
Les propositions d'Escragnolles

 

Proposition 1 :

Réfléchir à la récupération d’eau de pluie mutualisée.

Précision des experts et élus :

Notre bassin est un système karstique qui alimente la Siagne par ses résurgences. A Escragnolles nous nous situons en haut de ce bassin. L’eau de pluie récupérée est autant d’eau qui n’ira plus dans la Siagne. Donc il ne faut pas que cela soit une récupération à grande échelle. L’initiative individuelle de récupérer l’eau de sa toiture est largement suffisante.

Débat :

-      Pour :
La mutualisation d’installation est plus économique et écologique que l’installation individuelle.

Reformulation consensuelle :

Que la commune ouvre un chantier de réflexion sur l’aide à l’installation de récupération d’eau de pluie mutualisée à petite échelle (résidences, groupes d’habitations…)

Vote :            

Unanimité

 

Proposition 2 :

Effectuer plus de sensibilisation des enfants dans les écoles sur le problème de l’eau.

Vote :            

Unanimité

 

Proposition 3 :

Créer des dépliants informatifs sur les « bons comportements » à adopter ou les insérer dans le journal communal.

Reformulation consensuelle :

Insérer dans le journal communal des messages et des conseils sur les bons usages de l’eau.

Vote :

Unanimité

 

Proposition 4 :

Mettre en place des réunions par hameaux ou quartiers pour partager les trucs et astuces pour économiser l’eau, surmonter les moments de sècheresse (arrosage, machine à laver le  linge ou la vaisselle) par des solutions collectives.

Précision des experts et élus :

Les lavoirs existent comme solution collective, mais ils ne sont plus utilisés. Pourquoi ne pas penser à leur modernisation avec par exemple un chauffe eau solaire.

Débat :

-      Contre :
Je ne suis pas contre partager mes machines mais ce qui est compliqué c’est l’organisation de cette mutualisation. Je verrai plus une laverie collective d’initiative privée ou publique.

Reformulation consensuelle :

Que la commune facilite la mutualisation en offrant un espace d’affichage type petites annonces.

 
Les propositions de Mandelieu

 

Proposition 1 :

100 % de traitement des eaux usées à Mandelieu.

Précision des experts et élus :

Après d’intenses conflits politiques la décision de mettre aux normes la station d’épuration de Mandelieu à enfin été planifiée.

 

Proposition 2 :

Ne plus distribuer l’eau à volonté mais comme autrefois dans notre région selon des quotas. Quotas définis d’après les besoins journaliers et spécifiques de chacun des abonnés.

 

Proposition 3 :

Sensibiliser plus la population.

 
Les propositions d'Auribeau sur Siagne

 

Proposition 1 :

Mettre en place une AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) à Auribeau.

 

Précision des experts et élus :

Consommer local et de saison est essentiel pour limiter le changement climatique. Par exemple des tomates en hiver qui viennent d’Italie, même bio, avec les serres chauffées et le transport,  ont un bilan carbone catastrophique. Actuellement il y a une nouvelle dynamique agricole dans les Alpes-Maritimes. Nous trouvons de plus en plus de produits sains à coté de chez nous. Ceci correspond à la demande des citoyens. Avec les derniers scandales de contamination des denrées importées, comme le lait à la mélamine, le consommateur se réveille et devient acteur en se préoccupant de la qualité de sa nourriture. Si nous consommons localement, nous pouvons aller vérifier par nous même les condition de production. Pour réduire les prix nous travaillons en ce moment à supprimer les intermédiaires dans la chaîne de distribution, car le commerce est intéressant si il rend service à tout le monde. Une coopérative de distribution va ouvrir à Auribeau. Elle est tenue par les producteurs qui ont pour obligation de garantir le fait que ce soit leur propre production.

 

Débat :

-      Pour :
Une AMAP est une association de « consom’acteurs » solidaires d’un producteur local. Ce n’est pas forcement Bio, cela dépend de l’exigence des adhérents. D’ailleurs il ne faut pas se laisser avoir par le « Bio business », car acheter des haricots verts Bio du Gabon ce n’est pas écologique. Avec les produits d’importation  se pose aussi la question cruciale de la traçabilité.

 

 

Proposition 2 :

Sensibiliser les enfants de l’école le Bayle à la protection de la Siagne et à la préservation de la ressource en eau.

 

Proposition 3 :

Interdire la vente de produits ou matériaux nuisibles à la biodiversité.

 

Proposition 4 :

Rendre obligatoire l’utilisation des énergies renouvelables.

 

Proposition 5 :

Continuer à sensibiliser grâce au théâtre.

 

Proposition 6 :

Informer les citoyens d’une commune sur les projets d’aménagement des communes alentours, Ex : projet de golf à Peymeinade (adepte.nature.free.fru).

 


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